Maison des Pierres Blanches
Tout le blog

Article

Que faire après une fausse couche ?

Des repères pour les jours qui suivent

Après les rendez-vous médicaux, il reste souvent un « après » beaucoup moins balisé. Que faire de ce temps, de ce que l’on ressent, de ce que l’on dit aux autres ?

Une fausse couche peut s’accompagner de rendez-vous, d’examens, d’explications médicales et de décisions à prendre.

Puis ensuite vient parfois un moment beaucoup plus silencieux : le retour chez soi.

La porte se referme. Il faut peut-être prévenir quelqu’un, annuler quelque chose, reprendre le quotidien, et une question très simple peut surgir :

« Et maintenant, qu’est-ce que je fais ? »

Il n’existe pas une bonne manière de vivre l’après d’une fausse couche. Mais quelques repères peuvent éviter d’avoir, en plus, le sentiment qu’il faudrait savoir immédiatement comment réagir.

Commencer par ne pas exiger de soi une réaction précise

Certaines personnes pleurent. D’autres non. Le principal est de s’écouter.

Certaines veulent parler immédiatement. D’autres souhaitent que personne ne leur pose de question.

Il peut y avoir de la tristesse, de la colère, du soulagement, de l’incompréhension, de la culpabilité, ou simplement une impression de vide. Les émotions qui vous traversent sont comme des montagnes russes.

Il n’est pas nécessaire de mettre immédiatement un mot précis sur ce que l’on traverse.

Une grossesse s’est arrêtée. Vous pouvez avoir besoin de temps avant de comprendre ce que cela représente pour vous. Et surtout, je vous conseillerais de prendre ce temps.

Faire la différence entre les questions médicales et les questions de « l’après »

Les questions concernant votre état physique, les douleurs, les saignements, les traitements ou tout symptôme qui vous inquiète doivent être adressées à votre sage-femme, médecin, gynécologue ou service de soins. Bien que ce soit le soir, chez vous devant l’ordi, que vous cherchiez ces réponses, elles ne s’improvisent pas.

Mais d’autres questions apparaissent souvent ensuite :

  • Comment l’annoncer ?
  • Faut-il prévenir la famille ?
  • Que répondre lorsque quelqu’un demande « Alors, comment ça va ? »
  • Quand reprendre le travail ?
  • Que faire des affaires éventuellement déjà achetées ?
  • Comment expliquer que l’on n’a pas envie de parler ?

Ce sont précisément ces questions moins médicales qui peuvent rester sans réponse une fois rentré chez soi.

Découvrir les 50 questions que l’on peut se poser après une fausse couche

Choisir ce que vous voulez dire ou ne pas dire

Vous n’avez pas besoin de construire immédiatement un récit complet.

Vous pouvez dire :

« La grossesse s’est arrêtée. Je préfère ne pas en parler davantage pour le moment. »

Ou :

« J’ai besoin d’en parler, mais pas forcément de recevoir des conseils. »

Ou encore ne rien dire à certaines personnes. C’est VOTRE histoire, c’est VOTRE choix.

Partager une information et accepter une conversation sont deux choses différentes.

Se donner un point d’appui très simple

Dans les premiers jours, il n’est pas forcément nécessaire de « faire quelque chose » de cette expérience.

Un point d’appui peut être très modeste : écrire quelques lignes, marcher, appeler une personne choisie, rester seul, ranger certains objets ou au contraire ne rien toucher.

La question peut simplement être :

« De quoi ai-je besoin aujourd’hui pour que cette journée soit un peu plus supportable ? »

Pas pour aller mieux immédiatement.

Pour traverser aujourd’hui.

Il n’y a pas de calendrier universel

Certaines personnes ressentent le besoin de reprendre rapidement leurs habitudes. D’autres découvrent quelques semaines plus tard qu’elles ont encore besoin de temps ou que certaines situations réactivent ce qu’elles ont vécu. Nous sommes tous uniques.

Le fait que la grossesse ait été courte ne détermine pas l’importance que cette expérience aura pour vous, peu importe ce que vous entendrez autour de vous.

Ce qui compte est ce qu’elle représentait.

Pour aller plus loin

La Maison des Pierres Blanches s’intéresse précisément à cet « après » : les mots, les questions, les relations avec les proches, le quotidien et la reprise.

Découvrir la ressource « Pour vous — après une grossesse arrêtée »

Vous cherchez des repères pour l’après ?

La ressource L’après rassemble des questions, des pistes et des exercices concrets pour avancer à votre rythme, sans injonction à « tourner la page ».

Découvrir la ressource

Nous utilisons des cookies nécessaires au fonctionnement du site et, avec votre accord, des cookies de mesure d’audience, de contenus externes ou de communication. Vous pouvez accepter, refuser ou personnaliser vos choix. Vous pourrez les modifier à tout moment depuis le lien « Gérer mes cookies ».